Géographie familiale

Le Bugey, Montréal La Cluse, Prades le Lez, Madagascar, Rome, … autant de points d’attaches qui ont laissé des traces dans la famille et donc dans ce site

Le Bugey, où est-ce ?

Les Montange sont nombreux en Bugey.

On connaît surtout ce nom à cause des 5 réacteurs nucléaires installés au bord du Rhône. Mais le Bugey existait bien avant cette centrale, car c’est le nom donné à la partie montagneuse du département de l’Ain, le sud des Monts du Jura. Et comme le Jura est remonté, il y a « quelques » années, lors de l’émergence de la chaine des Alpes, c’est sa partie Sud (donc le Bugey) qui est la plus haute avec le point culminant : le Crêt de la Neige (1720 m).

Wikipedia nous dit que le Bugey est connu depuis très longtemps même si son nom d’aujourd’hui date de 1722 :

Les premières mentions du pays du Bugey apparaissent dans des chartes sous le nom de pagus Bellicensis dont l’adjectif est issu de Bellicium, le nom d’époque de la commune de Belley car le Bugey dépend alors de l’évêché de Belley.

Vers 1195, et par le jeu des vocalisations transformant la racine Bel en Beu- et l’adoucissement du c en z, pagus Bellicensis devient Terra de Beuzeis.

Les mentions de Beugesium apparaissent en 1294 et Byougesium en 1303.

Viennent ensuite les mentions Beugeys en 1372; Terra Beugesii au xve siècle, Beugeuis en 1563, Beugey en 1613, Pays de Beugeys en 1613 et Bugey en 1722

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Le plastique dans le Haut Bugey, par exemple chez les Montange


Le plastique dans le Haut Bugey, chez les Montange depuis 1959, et jusqu’à maintenant…

1959, date de démarrage de l’atelier des frères Montange Eugène et Jacques à Montréal, dans un coin de la grande tournerie.

Ils étaient des mouleurs de matière plastique : le moulage du plastique consiste à faire fondre des petits grains de matière plastique (polyéthylène, polystyrène, polypropylène, nylon, etc.) puis à envoyer sous pression cette pâte plus ou moins liquide entre les deux parties (femelle et mâle) d’un moule, parties qui ménagent entre elles un creux qui sera rempli par la matière plastique fondue ; après refroidissement – et donc solidification de la matière- , on pourra sortir la pièce en plastique.

Au début, Eugène et Jacques ont commencé avec une seule presse (capacité maximale d’injection : 40 g… On était loin des presses de maintenant qui produisent d’une seule pièce des fauteuils de jardin, des pare-chocs de voitures ou de grandes comportes). Ils fabriquaient des pétales de fleurs artificielles : pétales de roses que l’on montait ensuite sur des tiges (on = les 3 générations de la famille Mermet Montange…). En fait, des roses sortaient par brassées de nombreuses maisons du Bugey, mais aussi des lilas, des dahlias, et ce, en toutes saisons, mais surtout avant la Toussaint. Cela représentait en effet un complément de revenu pour beaucoup de familles.

Ces petites presses manuelles avec des sécurités très peu sophisitiquées ont causé beaucoup d’accidents chez les mouleurs, en particulier des doigts, des mains ou même des bras écrasés. Pour vous rendre compte de ce problème, vous pourrez lire le roman de Roger Vailland, écrit en 1955, inspiré des ouvriers dans les ateliers de moulage du plastique de la région d’Oyonnax « 325.000 Francs ».

En alternance avec les pétales de fleurs, des jouets très sommaires étaient moulés, à monter aussi (roues et tourelle du char d’assaut, pales et roues de l’hélicoptère) Il fallait d’abord dégrapper, c’est-à-dire enlever les pièces de la partie carotte (qui sert à l’injection de la matière liquide dans les creux du moule qui représentent les pièces voulues) carotte qui était ensuite récupérée et broyée pour être réincorporée dans les futures pièces.

Dans les années 60, ces pièces étaient très sommaires avec une finition laissant souvent à désirer, mais il y avait un marché pour de tels types de jouets ou de fleurs artificielles. Maintenant, on n’oserait pas les mettre sur le marché !

Quand on pense aux réserves limitées de pétrole, on se dit qu’il y a 40 ans, on ne se posait pas la question et on gaspillait allégrement le plastique pour faire des objets peu durables et pas réellement nécessaires…. Les enfants d’aujourd’hui sont attirés par des jouets pleins d’électroniques, de mouvements, de moteurs, de lumières, de sons et de piles électriques…, jouets pas nécessairement plus durables, mais sûrement plus attrayants !

Dans ces années, le plastique commence à remplacer l’aluminium ou l’acier émaillé pour les cuvettes ou les seaux. Par la suite, des objets plus « utiles », plus durables, ont été moulés, les besoins en fleurs et jouets ayant progressivement évolué vers des produits moins chers ou plus beaux. L’ère des pièces industrielles avait commencé…. Pièces d’aspirateur, de machines à laver, avec des matières plastiques plus élaborées, plus résistantes (nylon avec incorporation de fibres de verre, de talc,…). De plus grosses presses à injecter sont progressivement achetées par les Montange. Elles sont de plus en plus automatisées et présentent une meilleure sécurité pour les mouleurs. Les moulages sont de plus en plus précis car les pièces sont ajustées à d’autres dans différents équipements. Certaines pièces doivent avoir une belle finition, comme les bagues et protège-tétines de biberons.

Les moules et les presses à injecter doivent donc être de plus en plus sophistiqués. En particulier, la finesse ou les formes complexes des pièces moulées demandent une puissance d’injection beaucoup plus importante car la matière doit remplir tous les interstices en passant par de petits canaux et les moules doivent être très précis car la matière en se refroidissant se rétracte plus ou moins et il faut en tenir compte pour obtenir les dimensions finales des pièces. On est bien loin des fleurs artificielles des débuts.

Il y a eu des expériences étonnantes dans ce petit atelier : moulage de pièces « confidentiel défense », moulage de nuit de certains prototypes (en mettant des rideaux devant les fenêtres et les techniciens du client repartant avec tous les déchets de plastique afin que l’on ne puisse pas analyser la matière ou voir des formes de cet objet, en fait … c’était un boîtier de lampe de poche « révolutionnaire » et jetable….

Maintenant, la plupart des objets en plastique « peu élaborés » proviennent de pays à faible coût de main d’œuvre, avec des marchés énormes à l’échelle d’un pays ou d’un continent. Bonjour la diversité !

Le coût environnemental du transport n’étant pas pris en compte, on emmène d’un bout à l’autre de la planète des matières premières ou des produits manufacturés. Auparavant, les marchés étaient très localisés, on consommait à peu près ce que l’on produisait, mis à part certains produits indispensables et présents seulement dans certaines zones comme les épices ou le sel par exemple qui, de tout temps, ont fait l’objet d’un commerce et de transport à longue distance, cf. les caravanes dans le Sahara !

Mais en fait, pourquoi Oyonnax est-elle restée capitale des plastiques pendant fort longtemps, et l’on parle même de Plastic Valley ?

Au début du XXème siècle, les artisans jurassiens travaillaient en tournerie les bois locaux, en particulier le buis pour la confection des pions de jeux d’échecs à Dortan (Ain). Puis sont arrivées les premières matières synthétiques pouvant être travaillées (au tour par exemple) pour réaliser des objets utiles: la cellulose, la galalith. Les tourneurs ont très rapidement utilisé ces matières synthétiques en complément des bois (locaux ou importés) et de la corne.

En tête de facture de Millet - Forestier

On peut voir sur cet en-tête de facture d’une manufacture que les objets sont réalisés à partir de différentes matières (dont le corrozo, appelé aussi ivoire végétal, qui est le fruit d’un palmier d’Amérique latine).

La galalith remplace progressivement l’os et l’ivoire pour les objets de base.

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Le tire-bouchon à double vis Montange

Ami, ne pars pas sans ton tire-bouchon Montange, une bouteille est si vite arrivée !
Tel était le slogan publicitaire du grand-père Montange, inventeur du tire-bouchon à double hélice en bois.  (ci-contre la marque CAM – pour Camille Montange – sur un tire-bouchon en bois exotique)
A Montréal, l’industrie du bois était importante : des sept scieries (Magnard, Rosset, Guy, Tissot, Deguerry, Perret et Gorju) du début du siècle, quatre travaillaient encore dans les années 60 les sapins et épicéas issus des forêts environnantes pour en faire des poutres, planches ou madriers. A la fin du XXème siècle, il n’en reste plus une seule. Il n’y a plus de tournerie non plus, car celle des Montange a fermé ses portes dans les années 60.
De nombreux objets en bois (fayard, buis ou différents bois exotiques) ou en corne (de boeuf, de zébu ou de cerf entre autres) ont été fabriqués chez les Montange : depuis les poignées de vélo pour Peugeot au début du siècle, les manches de parapluie, les volants de voiture, pour finir par la mise au point d’un tire bouchon « à double vis » : une que l’on tourne (dans le sens des aiguilles d’une montre, si la montre en a !) pour enfoncer la lame « queue de cochon » métallique dans le bouchon et l’autre, en bois (et avec un pas à gauche) que l’on tourne – toujours dans le sens des aiguilles d’une montre – pour faire remonter la queue de cochon avec le bouchon. Simplicité et délicatesse

de l’ouverture pour éviter de secouer la bouteille et garder le dépot au fond !
La tournerie avait été installée en complément d’une scierie, près d’une chute d’eau (de 2 mètres environ) suffisante pour fournir de l’énergie à l’aide de 2 turbines. Un barrage (au lieu-dit « les vannes ») placé en amont dans le lit de la rivière l’Ange (ou le Lange selon certaines personnes) permet à une partie de l’eau de cette rivière de couler dans un canal d’amenée d’environ 1 km jusqu’aux turbines.
Cette tournerie employait de nombreux ouvriers (surtout l’hiver) et ouvrières jusque dans les années 60 où la concurrence s’est faite plus vive (objets en bois bon marché ou objets en plastique) et où le positionnement sur des objets de luxe n’a pas été possible par manque d’anticipation. Il n’y avait pas de service de « marketing » à l’époque ! La tournerie a donc fermé ses portes pour céder la place à l’industrie du moulage de pièces en plastique. En effet, dans les années 60-70, le plastique est devenu une des principales activités de Montréal La Cluse, que ce soit la mécanique pour la fabrication des moules destinés à reproduire des pièces plus ou moins précises ou sophistiquées ou le moulage pour fabriquer ces pièces en plus ou moins grandes séries. Oyonnax est capitale de la Plastic Valley.

Quelques liens vers les tire-bouchons Montange :

http://www.collection-privee-tire-bouchons.eu/collec_tirebouchons/lettre%20info65.htm

http://www.collection-privee-tire-bouchons.eu/collec_tirebouchons/tb611.htm

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La vie d’un bugiste au début du XXème siècle

La vie d’un bugiste au début du XXème siècle

Quand je pense au mode de vie de mes grands parents Mermet au début du siècle dans les montagnes du côté de Sonthonnax, ils étaient vraiment presque en autarcie sur « leurs terres », ou du moins presque en équilibre au niveau d’un village ou de quelques villages de la même zone ! Les transports faciles n’existaient pas et on voyageait peu et pas loin (Félicien mon grand père n’a pas fait 10 kilomètres pour trouver son épouse à Sorpiat), sauf pour le service militaire ou la guerre pour les garçons, le travail salarié chez des patrons à la ville pour les filles. Il n’y avait pas réellement de gens riches à Sonthonnax, sauf les propriétaires terriens, la plupart des gens sont des agriculteurs, ou des journaliers.

On mangeait ce qui poussait sur la zone. Base des repas : pain cuit chaque semaine au four banal que les familles « chauffent » chacune à leur tour et pommes de terre, fruits et légumes du jardin, frais à la belle saison, séchés (haricots grains, petits pois, fèves), conservés au frais à la cave (oignons, ails et échalotes, pommes de terre, choux, courges), carottes et raves conservées dans du sable ou des feuilles de platane ou bien, plus tard, en conserve (bocaux et bouteilles de haricots verts, côtes de bette) pendant l’hiver. Pas de congélateur ! Et très peu de conserves industrielles. Pendant l’été, Marie, ma grand-mère achetait du beurre et le faisait cuire, c’est à dire qu’elle éliminait un maximum d’eau et, comme cela, il pouvait se conserver pendant tout l’hiver (ou presque… car, à la fin, il avait quand même un goût de rance, mais comme c’était pour cuisiner ou mettre dans la soupe, le goût était dilué !) Les poules pondaient beaucoup pendant l’été et les nombreux oeufs étaient conservés pour l’hiver : on les enroulait dans plusieurs épaisseurs de papier journal et on les mettait à la cave dans de grands récipients en grès. Il fallait quand même vérifier quand on le cassait qu’il était encore bon !

Pour avoir de l’huile, on récoltait des noix, ou des noisettes, qui étaient écalées et apportées au moulin pour récupérer l’huile et le tourteau (appelé brou de noix…). Cette huile était bien entendu réservée à la salade et la cuisine se faisait au beurre car il y avait des vaches dans ces montagnes et le lait était porté tous les jours à la fruitière de Nébois, à quelques kilomètres (dans des bidons – bouilles – à lait en aluminium). On pouvait y acheter du beurre et du fromage (sorte de comté ou de bleu). Une des premières huiles disponibles en magasin dans les années 50 fut l’huile d’arachide, merci aux planteurs du Sénégal. Tout début de la mondialisation…

Pas de légumes « exotiques » comme les artichauts, les asperges, les endives, les choux-fleurs… Mon grand père n’a jamais voulu goûter par exemple aux grains de maïs doux en boîte. « Le maïs, c’est pour les poules ». Pour ce qui est de la viande, bien entendu, ils en mangeaient fort peu : poules ayant fini leur travail de pondeuses (bonjour la tendreté), lapins (dont on conserve les peaux pour les vendre au ferrailleur / récupérateur surnommé « le pattis »), et du bœuf une fois par an (le « bœuf de Pâques » : période qui donnait encore lieu il y a peu à une exposition du bœuf sur pied devant la boutique du boucher à Nantua avant le passage à l’abattoir…)

Beaucoup de travaux donc du printemps à l’automne, avec l’entretien des cultures, des animaux, du jardin, les récoltes, les conserves et les travaux à façon chez les autres pour gagner un peu de cash : couper l’herbe (à la faux car il y a peu de culture mécanisée), puis le regain, pour avoir du foin en hiver, émonder les frênes quand l’herbe est trop sèche en fin d’été, faire les moissons (toujours à la faux) et se faire payer en blé pour avoir 1/ de la farine pour les gens toute l’année (à tamiser sérieusement en fin de saison pour enlever les habitants inévitables après 11 mois de conservation à l’air libre !) et 2/ du son pour les poules et les lapins. Pour nourrir les lapins, les gens cultivaient des betteraves fourragères qui se conservaient presque tout l’hiver. Pendant la guerre de 39, les grands parents ont même essayé d’écraser ces betteraves et de faire cuire le jus pour en tirer du sucre… Pas de chance, fourragère n’est pas sucrière et ils se sont passés de sucre !

A la bonne saison, il fallait aussi « faire le bois », c’est à dire abattre (à la cognée et au passe-partout, car il n’y avait pas encore de tronçonneuse !) les arbres sur la parcelle de la forêt communale (la coupe) obtenue de la mairie, puis ramener les billes à la maison, les éclater avec les coins en fer et la masse, puis les scier et les fendre à la hache. Comme on le dit en Bugey : « Le bois, il vous chauffe 3 fois : quand on l’abat, quand on le fend et quand on le brûle ! »

En hiver, il y avait beaucoup moins de travail car les champs étaient inaccessibles et cela laissait du temps pour bricoler, réparer les outils ou faire des travaux de menuiserie, ébénisterie, tournerie. Il fallait quand même s’occuper des bêtes, porter le lait à la fromagerie, sortir le fumier, mais bien des journaliers descendaient en ville pour essayer de trouver du travail, surtout en menuiserie ou tournerie, artisanat très répandu dans la vallée. C’est aussi les paysans des montagnes qui descendaient couper la glace du Lac de Sylans

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Félicien Mermet, mon grand-père

Félicien Mermet, mon grand-père

Ce n’est pas de la généalogie, c’est de l’histoire simple

Comme tout le monde, j’ai 2 grand-pères, mais Camille Montange, le patron de la tournerie, est mort en 1942, pas à la guerre, mais dans un accident de voiture au Martinet à 2 km de sa maison. Par contre, nous vivions tous (Eugène, mon père, Arlette, ma mère et Jean-Yves, mon frère) dans la maison construite en 1928, et habitée depuis, par Félicien Mermet et son épouse Marie née Duparchy, donc c’est bien Félicien mon grand-père « de référence ».

Penser que mon grand-père, né en 1893, a vu arriver (dans quel ordre ?) l’électricité, l’eau sur l’évier, l’automobile du toubib à Sonthonnax, les premiers avions, en particulier pendant la guerre de 14…, les congés payés (car il était entre temps devenu ouvrier pour subvenir aux besoins de la famille), la radio, le téléphone, la télévision en couleurs, et un peu plus tard un homme sur la lune. Et le tout en 75 ans environ… Quels changements dans la vie de tous les jours ! Je ne pense pas qu’une autre génération puisse voir autant « évoluer » l’humanité.

Et en plus, Félicien a vécu tout cela avec une jambe artificielle, suite aux éclats d’obus récoltés dans la jambe droite en 14 quelque part dans l’Est de la France ! Sauvé de la gangrène avant la découverte de la pénicilline, mais d’une manière un peu radicale !

Il n’aurait même pas dû partir du fait qu’il était soutien de famille car, orphelin de père, mais il n’avait sans doute pas osé le dire, il l’avait si peu connu son père, mort alors qu’il avait 4 ans ! Il avait été placé dès son plus jeune âge comme vacher chez des fermiers d’Izernore pendant l’été quand les vaches vont paître au champ : école l’hiver et boulot l’été. En plus, pour économiser la « chambre », il rentrait chez lui à Sonthonnax tous les soirs après son travail. Il connaissait bien sûr des raccourcis afin de ne pas suivre la route beaucoup trop longue, mais il nous racontait aussi sa peur certains soirs quand les ombres des grands arbres bougeaient avec le vent !

Amputé de retour de la guerre – et donc « nanti » d’une pension d’invalide de guerre – il lui a fallu assumer les charges de la maison (Rosine, sa mère, restant seule à Sonthonnax après le départ de sa fille, mariée à Vulvoz dans le Jura) tout en faisant vivre sa nouvelle famille à Port (près de La Cluse). Mes grands parents se sont en effet mariés avant même la fin de la guerre en octobre 1918. Ils ont déménagé pour se rapprocher des petits ateliers de Nantua, et éviter les voyages à Félicien, qui a trouvé du travail dans une fabrique de boutons à La Cluse (chez Perret à la Prairie) ; ma grand-mère, Marie, a conservé son métier de diamantaire à façon à la maison, après avoir longtemps travaillé en atelier à Liliat. En 1921, naît, à Port, Arlette, ma mère, qui restera fille unique (est-ce à cause des nombreux frères et surtout sœurs de Marie Duparchy – 13 enfants vivants qui ont essaimé aux 4 coins de France et plus : 2 à Lyon, 2 à Paris, une à Bruxelles – ?).

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