Syllogomane, moi ?

Il est évident, que chez la plupart des Montange, du moins chez mon frère Jean-Yves et moi, on conserve beaucoup de choses, car, « cela peut toujours servir !  » Et, parfois ça sert. Ou pas !

Et nous encourons les foudres de nos proches qui trouvent que cela occupe bien beaucoup de place. Même Wikipedia me rappelle à la raison… https://fr.wikipedia.org/wiki/Syllogomanie,

Mais en fait, si tout ce qui parait inutile part à la déchetterie, qu’est-ce que mes petits enfants vont trouver en explorant le grenier de la maison de famille, quand ils viendront en vacances ? Une pièce bien rangée, sans poussière, sans rien qui dépasse ? Ils n’auront pas le plaisir de l’aventure au milieu des cartons plus ou moins ficelés, de la poussière et des toiles d’araignées ? Bien sûr dans les appartements modernes, il n’y a plus de grenier, pas souvent de caves, et donc pas de place pour stocker les objets inutilisés… le m² coûte si cher !

Le grenier de mes grands parents à la Cluse regorgeait de choses cassées, obsolètes, d’un autre âge, vieilles quoi ! Ou pas trop vieilles, mais encombrantes : le vieux poste de radio à lampes, les vases en douilles d’obus décorées de fleurs ramenées par Félicien après la guerre de 14, sa première jambe de bois (un vrai pilon comme les pirates des bandes dessinées !)… Que de surprises pour un môme ! Et qui disent tant de choses !

Des témoins d’un autre âge !

Qu’allons-nous laisser aux générations futures ? Si tout ce qui encombre part à la déchetterie ? Si les meubles de famille sont trop encombrants pour les appartements modernes ? Est-ce que l’on peut faire table rase du passé ? Vivre au milieu de meubles sans mémoire qui viennent d’une célèbre enseigne suédoise ?

« Après moi, le déluge ! »

Bon, il est vrai aussi que je conserve beaucoup de morceaux de planches et autres bouts de ferraille, qui ne sont pas des témoins de notre histoire, mais… Ils peuvent toujours servir !

Dernière mise au point suite à la vente de notre maison à Prades le Lez : au printemps 2020, j’ai été « obligé » de faire plusieurs voyages à la déchetterie avec la voiture pleine de « ça peut toujours servir… »

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Pourquoi notre rue s’appelle Rue Montange

Je vais essayer de remonter dans le temps pour expliquer ce choix … !

Il était une fois,… un moulin qui était établi sur un bras de la rivière Ange (ou Lange). Il est noté sur la carte de Cassini (1750 environ) et la propriété appartenait au comte de Douglas (propriétaire du château de Montréal).

Le moulin figure sur le cadastre napoléonien (dressé en 1810). En 1859, le comte de Douglas obtient l’autorisation de bâtir un barrage et un canal d’amenée d’eau jusqu’à son usine (utilisation de l’énergie non spécifiée).

En 1884, la propriété dite ‘du moulin » est vendue à Félix Montange par le comte de Douglas. Félix Montange avait créé à Montréal une entreprise de tournerie en 1848, avant d’aller s’installer provisoirement dans un moulin à Condamine la Doye. Il revient donc à Montréal en 1884. Une scierie existe déjà sur la propriété et une tournerie sera installée. Deux turbines remplacent les deux roues à aubes et la tournerie se développe alors.

En 1925, 50 personnes environ sont employées à l’usine. Cela représente sans doute à cette époque une des plus importantes entreprises utilisatrices de main d’œuvre à Montréal.

Dans les années 30, un pipier de Saint Claude monte une succursale dans un des bâtiments de la future rue Montange. Un grand hangar à claire voix est construit pour servir de séchoir pour les racines de bruyère dans lesquelles sont taillées les pipes.

Avec le déclin de la tournerie dans les années 1960-1970, une partie de l’usine sera reconvertie pour le moulage d’objets en matière plastique (société de Eugène et Jacques Montange) et certains bâtiments sont loués à des entreprises, en particulier d’Oyonnax, qui profitent ainsi des taxes moins élevées à Montréal la Cluse. A ce moment là, toutes les habitations et toutes ces entreprises étaient domiciliées à la même adresse : 28 avenue François Prosper de Douglas, c’est à dire le début de la future rue Montange. Les services de l’administration fiscale ont alors demandé à la mairie de Montréal La Cluse de donner un nom et une numérotation à cette rue pour faciliter les démarches administratives. Il a été proposé de la dénommer Rue du Moulin, mais la poste a refusé car il y avait déjà tout à côté un bâtiment HLM nommé « Le Moulin », source de confusion. Il a donc été décidé de l’appeler Rue Montange !

Et cela rend hommage ainsi aux 2 Montange qui ont été maire de Montréal la Cluse. Félix M. de 1900 à 1908 et Félix, son petit-fils, de 1947 à 1959. Félix – le deuxième ! – était mon oncle. A Montréal, chacun des derniers maires a une rue ou une place qui porte son nom ; pour les deux Montange, c’est chose faite maintenant !

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Mais, en fait, ils sont où les Montange ?

Chronologiquement, les dernières nouvelles de la famille sont en bas de cette page, nous sommes en Aout 2020 !

13 ans se sont écoulés depuis :
Si vous êtes allés voir l’article « ça déménage », vous pourriez croire que nous sommes tous rassemblés en un seul point en ce 21 août 2007.

Et bien non, Delphine est à Montréal La Cluse, Florent est à Tuléar (Côte sud-ouest de Madagascar), Damien est à Besançon et nous sommes, Claude et moi, à Prades le Lez, en Languedoc.

Bon, en fait, cela a encore changé : depuis début avril 2008, Florent est à L’Isle dans le canton de Vaud en Suisse (46°37’13 N et 6°25’E) où il produit des truites pour un élevage bio.

Nous sommes très contents qu’il ait trouvé un boulot, car il commençait à stresser de ne pas avoir de réponses positives des aquariums qui l’avaient convoqué pour un entretien (Monaco, Montpellier, Boulogne, Nancy,…)

Bien sûr, cela me fait râler de voir que les suisses récupèrent sans bourse délier un technicien formé par les écoles françaises sur des fonds français et qu’ils ne rembourseront jamais à la France un coût pareil. Ainsi je comprends parfaitement l’irritation des pays africains qui voient partir leurs élites vers l’Europe pour une immigration choisie ! Choisie, oui, mais par qui ?

Mais, pour tout vous dire, cela a encore bougé puisqu’en ce 7 Février 2011 : Florent est à Gex, avec Mija,  (ils ont tous les deux du boulot en Suisse) Delphine est à Montréal La Cluse avec Anthony, qui travaille dans le soufflage d’objets en plastique, Damien est à Besançon et nous, toujours à Prades le Lez.

Dernier rebondissement au jour d’aujourd’hui (21/08/2020, soit 13 ans après le début de cet article ! ) : Trois couples sur les 4 de la famille Montange ont ou vont déménager cette année : Damien et Thérèse ont acheté une maison à École Valentin, tout près de Besançon, ils ont emménagé début Aout ; Florent et Mija construisent leur future maison à Vanzy en Haute Savoie (emménagement prévu en Septembre) et nous revenons sur la Rue Montange à partir de début Septembre. Seuls Delphine et Anthony ne bougent pas de leur maison de Béard Géovressiat dans l’Ain à 5 kms de Montréal la Cluse.

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Quelques images du quartier Montange

Vers 1912

Voici l’en-tête de lettre de la tournerie Félix Montange vers 1912. Ce dessin fidèle nous permet de voir les bâtiments présents au début du siècle, et qui sont encore debout aujourd’hui.

Cette carte postale qui a circulé dans les années 20, montre les toits des usines. La vue a été prise depuis la côte sous le cimetière. Le toit clair, couvert de tôles, servira plus tard de séchoir pour les racines de bruyère dans lesquelles les employés d’une entreprise de Saint Claude délocalisée à Montréal taillaient des pipes (Firmin Meynier, grand-père de Claude, était contremaître dans cette entreprise). Les pommiers à droite ont été remplacés par des immeubles. La croix indique le bâtiment, occupé de nos jours par la mairie, et qui était un hôpital pendant la première guerre mondiale.

Cette carte postale a circulé en 1912 – mais la prise de vue peut être antérieure -. Le titre indique que la scierie était plus connue que la tournerie à l’époque. On voit sur la droite la sortie du canal de l’Ange dont le courant actionnait les turbines produisant l’électricité destinée à alimenter les scies et les tours à bois.

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Combien d’eau virtuelle consommons-nous ?

Le concept d' »eau virtuelle » sert à évaluer l’eau utilisée pour la production de nourriture et des toutes sortes de biens. En effet, même si l’eau n’est plus présente dans les produits,elle a quand même été utilisée : exemple d’une voiture qui contient très peu d’eau vraie, mais beaucoup d’eau a été nécessaire pour la produire (les tôles, le plastique, les pneus…).

Dans l’alimentation,  c’est un peu plus simple à voir :

On dit qu’il faut 15.000 litres d’eau environ pour produire 1 kilogramme de viande de bœuf. En effet,

un bœuf charolais demande 3 ans pour produire de la viande de qualité.

Il boit 25 litres d’eau par jour soit environ 25.000 litres tout au long de sa vie.

Il mange à peu près 7200 kg d’herbe et 1300 kg de graines + concentré, soit 8500 kg de végétaux qui demandent 3 millions de litres d’eau pour pousser.

On ajoute 7.000 litres d’eau pour l’entretien du bœuf et de son environnement et tout cela produit une carcasse de 400 kg avec un ratio chair/squelette = 70/30.

Pendant ces 3 ans, le bœuf a besoin de 3.032.000 litres d’eau pour 280 kilogrammes de viande soit près de 11 tonnes d’eau par kilogramme de viande.

Sur le site public d’information sur l’eau :

http://www.eaufrance.fr/groupes-de-chiffres-cles/?id_article=470

on trouve des données du CNRS sur les différentes productions agricoles

Quantité d’eau nécessaire aux cultures

Pour produire les cultures suivantes, il faut :
- 238 litres d’eau pour 1 kg de maïs ensilage ;
- 346 litres d’eau pour 1 kg de banane ;
- 454 litres d’eau pour 1 kg de maïs grain ;
- 524 litres d’eau pour 1 kg d’orge ;
- 590 litres d’eau pour 1 kg de pomme de terre ;
- 590 litres d’eau pour 1 kg de blé ;
- 900 litres d’eau pour 1 kg de soja ;
- 1600 litres d’eau pour 1 kg de riz pluvial ;
- 5000 litres d’eau pour 1 kg de riz inondé ;
- 5263 litres d’eau pour 1 kg de coton.

et certains produits industriels :

Pour fabriquer les produits suivants, il faut :
- 400 à 11 000 litres d’eau pour 1 kg de rayonne (viscose) ;
- 300 à 600 litres d’eau pour 1 kg d’acier ;
- 500 litres d’eau pour 1 kg de papier
- 300 à 400 litres d’eau pour 1 kg de sucre ;
- 100 litres d’eau pour 1 litre d’alcool ;
- 60 à 400 litres d’eau pour 1 kg de carton ;
- 35 litres d’eau pour 1 kg de ciment ;
- 1 à 35 litres d’eau pour 1 kg de savon ;
- 1 à 2 litres d’eau pour 1 kg de matière plastique.

 

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